lundi 26 avril 2021

L'enfer continue

"Si les victimes de l'accident nucléaire évacuent, c'est l'enfer pour elles. Si elles décident de rester, cela reste un enfer. Je peux témoigner que ces dix années ont été atroces. Des réfugiés vivent encore en évacuation et la responsabilité en incombe à la politique de l'état et à Tepco". Témoignage d'Akiko Morimatsu lors du webinaire organisé par la CRIIAD le 6 mars 2021. Elle évoquait une double, triple peine pour les réfugiés. En voici, une quatrième. 

Le 13 avril dernier, le gouvernement de Yoshihide Suga a autorisé le rejet d'eau de la centrale nucléaire de Fukushima dans la mer.

Activists take part in a protest against the government’s plan 
to release treated water from the stricken Fukushima No. 1 nuclear plant into the sea, 
outside the Prime Minister’s Office in Tokyo. AFP-JIJI. japantimes.co.jp 
 

 

L'exploitant de l'usine, Tokyo Electric Power Company Holdings Inc. (TEPCO), qui a accumulé 1,25 million de tonnes d'eau traitée, accumulation à raison de 141 tonnes par jour, s'attend à manquer de capacité de stockage en réservoirs dès l'automne 2022 (estimation 1,37 million de tonnes). Le gouvernement a déterminé que, parmi cinq options, dont l'évaporation dans l'atmosphère, un rejet dans la mer était le moyen le moins cher et le plus rapide d'éliminer l'eau. Cette eau sera rejetée dans la mer dans environ deux ans.

Communiqué de la FoE Japan (Les Amis de la Terre du Japon. En anglais, Friends of the Earth ou FoE) : 処理汚染水の海洋放出決定に抗議する / We strongly condemn the decision by the Japanese government to release contaminated water into the ocean



Lors d’une réunion du Cabinet, le gouvernement japonais a décidé de rejeter dans l’océan l’eau traitée dite ALPS (Advanced Liquid Processing System) stockée dans des réservoirs sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Il n’y a pas eu de séances d’information ou d’auditions publiques depuis la publication du rapport du sous-comité ALPS en février 2020. Il y a eu des propositions du stockage en mortier solidifié et de stockage stable dans de grands réservoirs robustes utilisés pour stocker le pétrole, mais de telles alternatives n’ont pas été envisagées ni discutées du tout. La décision a été prise dans le cadre d’un processus hautement antidémocratique, ignorant de nombreuses voix d’opposition et d’inquiétude tant au pays qu’à l’étranger, y compris celles de l’industrie de la pêche. Nous condamnons fermement cette décision.

  1. La quantité totale de matière radioactive contenue dans l’eau est inconnue
  2. Alternatives jamais discutées ou prises en compte
  3. Rompre la promesse avec les communautés de pêcheurs
  4. Processus décisionnel non démocratique
  5. Nécessité d’une discussion ouverte et transparente 
Ces 5 points sont développés dans le communiqué de l'association (lien ci-dessous).
 

>>> Liens : 

l'article en japonais ou en anglais du site FoE Japan, et vers une traduction du blog Quiéry à venir.

 

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