Un cycle organisé dans le cadre du Festival d'Automne et proposé du 15 au 27 novembre 2022.
La cinéaste sur le tournage d'Ode au mont Hayachine (1982)
Kanatasha Inc.
Née en 1926, la cinéaste japonaise Haneda Sumiko est l’auteure de plus de quatre-vingts films, tournés entre 1957 et 2012.
Le cycle Prendre soin. Conversations autour des films d’Haneda Sumiko orchestre des rencontres entre quelques-unes de ses œuvres et les films d’autres cinéastes, japonais (Hani Susumu, Tokieda Toshie, Satō Makoto) et étrangers (Elke Marhöfer, Mikhail Lylov, Marianne Ahrne, Megan Rossman).
Kanatasha Inc.
Née en 1926 à Dalian, en Chine alors Mandchourie, sous l’occupation japonaise, en 1949 elle intègre Iwanami Productions, une compagnie qui produit des films éducatifs et promotionels, où elle dirige des films à propos des arts, de l’éducation et de la nature, dont A Women’s College in the Village (1958), Ancient Beauty (1958), ou The Cabbage Butterflies (1968). En 1976 elle est à la direction de son premier film indépendant, The Cherry Tree with Gray Blossoms, un projet personnel sur lequel elle a travaillé pendant des années. Haneda mène une carrière prolifique et est l’auteure de plus de 80 films. De plus, elle fonde sa propre compagnie de production, Jiyu Kubo, avec son mari Kudo Mitsuru et publie un livre à propos de sa façon de créer des films. Elle a fait des films à propos des danses folkloriques et du changement des traditions rurales (Ode to Mt. Hayachine, 1982), des portraits d’artistes vieillissants comme Akiko-Portrait of a Dancer (1985) ou le monumental Kabuki Actor Kataoke Nizaimon (1992 – 1996). Haneda reçoit une reconnaissance mondiale pour ses films traitant des aides sociales en politique et pour son intérêt porté aux personnes âgées. D’autres de ses œuvres questionnent le patrimoine et l’héritage du féminisme au Japon, avec des films à propos des femmes pionnières au sein des syndicats, et traitant de la vie de l’écrivaine et activiste pour la paix Hiratsuka Raicho. Plus tard dans sa carrière, Haneda a réfléchi sur ses débuts en Chine avec des films sur les colons japonais en Mandchourie comme Faraway Home – Lushun and Dalian (2011). Elle a aussi participé à la création du Tokyo International Women’s Film Festival (1985 – 2012), le premier de son genre au Japon.
Programmation (réalisée par Teresa Castro et Ricardo Matos Cabo)
- Mura no fujin gakkyu | L’école des femmes d’un village (Haneda Sumiko, Japon, 1957, 35 mm (numérique), noir et blanc, 25 min vo st ang)
- Monshirocho: Kodo no jikken teki kansatsu | Papillons du chou et leurs comportements : observation expérimentale (Haneda Sumiko, Japon, 1968, 16 mm, couleur, 27 min, vo st fr)
- Usuzumi no sakura | Le cerisier à fleurs grises (Haneda Sumiko, Japon, 1977, 16 mm, couleur, 42 min, vo st ang)
- Hayachine no fu | Ode au mont Hayachine (Haneda Sumiko, Japon, 1982, 16 mm, couleur, 184 min, vo st ang)
- Akiko aru dansa no shozo | Akiko, portrait d’une danseuse (Haneda Sumiko, Japon, 1987, 16 mm, couleur, 107 min, vo st ang)
- Chihosei rojin no sekai | Univers de la démence sénile (Haneda Sumiko, Japon, 1986, 16 mm, couleur, 84 min, vo st fr)
- Onnatachi no shōgen: Rōdō undō no naka no senkuteki joseitachi | Témoignages de femmes : pionnières dans le mouvement ouvrier au Japon (Haneda Sumiko, Japon, 1996, 16 mm (numérique), couleur, 94 min, vo st fr)


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